Lux Æterna

​La guerre que le diable mène contre notre Bible

" Le diable redoute par-dessus tout que nous nourrissions notre âme de la Parole de Dieu. C’est pourquoi il préfère nous disperser dans l’agitation stérile, les polémiques politiques, la morosité face aux crises de l'Église ou la recherche du sensationnel. Car il sait que rien ne nous fortifie et ne nous transforme autant que la lecture assidue et confiante des Saintes Écritures. Si nous décidons de nous mettre pour de bon à la lecture quotidienne de l'Écriture Sainte, il multiplie les embûches, s'arrange pour que nous y ressentions ennui et distractions. L'essentiel pour lui est de réussir à nous couper de la source vive contenue dans les Écritures, car quiconque s'y consacre finira par aimer passionnément Jésus-Christ, connaîtra la vérité, sera sauvé et sanctifié et fera son possible pour évangéliser son prochain.

​Le diable sait que « c'est l'ignorance des Écritures qui a engendré tant de maux » (saint Jean Chrysostome), qu'« ignorer les Écritures, c'est ignorer le Christ » (saint Jérôme), et que « leur lecture est l'échelle par laquelle nous montons vers Dieu et atteignons la sainteté » (saint Augustin).

​Chaque jour où l'on néglige la Parole de Dieu est une victoire pour l'ennemi, chaque jour de plus où elle gît sous la poussière de notre bibliothèque l'enfer se réjouit. Écoutons l'appel pressant de saint Jérôme :
​« Que la lecture divine soit donc ton unique occupation. [...] Apprends ici sur terre ce dont la science subsistera dans le ciel. Que les livres saints ne dorment pas dans l'oubli ni ne se couvrent de poussière ; qu'ils ne soient pas négligés. Je t'en prie, cherche les trésors de la loi du Seigneur dans la loi elle-même, et frappe à sa porte pour qu'il te soit ouvert. »
​Et cela, afin qu'au jour du jugement Dieu ne nous dise pas : « Je t'ai parlé moi-même, mais tu ne m'as pas écouté ; ma Parole se trouvait dans ta maison, mais tu as fini par l'oublier dans ta bibliothèque ; tu avais à ta disposition la Parole de ton Dieu, mais tu as préféré celle des hommes »."
​KYRIE ELEISON.
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