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Guerre liturgique en Inde : l'archidiocèse capitule pour un compromis

Le 19 juin, 300 prêtres du Grand Archidiocèse d'Ernakulam-Angamaly ont rencontré l'archevêque majeur Raphael Thattil et son vicaire, Joseph Pamplany, et sont parvenus à un compromis sur les différends liturgiques qui les opposaient depuis un an. Toutefois, des accords similaires antérieurs ont échoué à la dernière minute.

En 2021, l'Église syro-malabare a introduit une liturgie standardisée. Celle-ci exige que les prêtres fassent face à l'assemblée pendant les lectures, se tournent vers l'autel (ad orientem) pour l'eucharistie et fassent à nouveau face à l'assemblée après la communion.

Les opposants à la réforme souhaitent que le prêtre fixe l'assemblée tout au long de la liturgie, une pratique influencée par Vatican II (1962-1965).

La plupart des diocèses syro-malabars ont accueilli favorablement la réforme de 2021.

L'archidiocèse d'Ernakulam-Angamaly, au Kerala, a opposé une certaine résistance. Cette opposition s'est exprimée par des grèves de la faim, des boycotts et l'incinération d'effigies de cardinaux, ainsi que par des lettres de responsables ecclésiastiques. En janvier 2025, des prêtres opposés à la nouvelle liturgie, qui avaient occupé la Maison de l'Archevêque Majeur, ont été expulsés de force du bâtiment par des officiers de police.

Jusqu'à présent, tous les efforts de médiation ont échoué, y compris ceux du pape François.

Le compromis

Selon AsiaNews.it, le compromis est qu'une seule messe doit être célébrée dans la forme uniforme déterminée par le synode de 2021 dans toutes les églises les dimanches et les jours fériés.

Toutefois, la forme dans laquelle le prêtre fait face à la congrégation à tout moment reste autorisée.

Jusqu'à présent, les prêtres nouvellement ordonnés devaient signer, avant leur ordination, une promesse écrite selon laquelle ils ne célébreraient que la forme uniforme. Cette obligation est désormais levée.

Toutes les mesures disciplinaires prises à l'encontre de prêtres en raison de la controverse liturgique doivent être retirées.

En outre, toutes les accusations et les poursuites judiciaires engagées par les protestataires devant les autorités de l'État doivent être retirées.

Les rapports suggèrent que le nouvel accord a reçu la bénédiction du Synode des évêques de l'Église syro-malabare et du Dicastère du Vatican pour les Églises orientales.

L'Église syro-malabare est la deuxième plus grande des 23 Églises catholiques orientales, après l'Église gréco-catholique ukrainienne.

Image: © Mazur/catholicnews.org.uk, CC BY-NC-ND, Traduction de l'IA
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